Nous avons essayé d'avoir une idée plus nette sur la loi... Pour se faire on a cité les arguments de chaque camp, inutile de préciser quels arguments pour quel camp...
Coût d'inscriptions :
Comment faire face au coût des études supérieures sachant qu'outre le logement, la nourriture... l'inscription pour une année en Fac pourrait coûter jusqu'à 4 000 ¤ selon la décisionde l'Université dans le cadre de son autonomie renforcée, autre axe de la réforme (sachant qu'à défaut de crédits de l'Etat, elle n'aurait pas d'autre choix ).
Aujourd'hui, c'est l'Etat qui fixe le montant des droits d'inscription, qui reste très faible comparé aux autres pays développés. Si l'autonomie des universités sera accrue suite à la loi, ce ne sera pas le cas concernant les droits d'inscription. Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a déclaré sa volonté que la fixation des droits d'inscription restent de la responsabilité de l'Etat et ne soient pas augmentés.
Disparition des filières :
Le projet de réforme est pourtant clair, il s'agit d'une « décentralisation fonctionnelle ». L'un des axes de cette réforme est la mutualisation c'est à dire la mise en commun des moyens de fonctionnement au sein de « grandes universités » dans un pôle régional.
la mise en commun des moyens permettrait d'aboutir à une diminution de leur nombre.
Une filière n'est remise en question, si et seulement si elle n'accueille plus suffisemment d'étudiants pour que nommer et bien entendu payer du personnel enseignant soit viable et envisageable. Jamais, au grand jamais ne se verrai le cas où la filière fermerait d'elle-même alors qu'elle accueille des étudiants.
Entreprises privés dans les facs :
L'Université Unique Régionale est devenue la première entreprise de la Région, les services industriels et commerciaux qu'elle a créés en son sein, proposent diverses prestations, notamment bancaires, d'assurances, de vente de gadgets à l'effigie de son Président sans oublier bien sûr les cours privés nécessaires à l'obtention des diplômes ( à 3000 dans des amphis, c'est dur d'entendre quelque chose...)
A Perpignan, il y a actuellement 3 “patrons” participant à certains conseils. Un patron désigné des banques, le patron des patrons du département des Pyrénées Orientales, et enfin un dernier patron non désigné spécifiquement. Ceux-ci ne sont là que dans un seul but : faire le relai université / entreprises par des propositions de stages.
Bon ben voila...On est pas plus avancé!